Les Samedis Musicaux - © DR

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Les déambulations théâtrales de Samuel Meyer - © DR

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Le Bar à Lectures de la Compagnie Les Ecriés - © DR

Programmation

Actualité

À 18 heures. Jardin de la Maison

En 2025, du 28 juin au 13 septembre, la Maison Jean Cocteau accueille un nouveau cycle de concerts qui illustre la passion que le poète avait pour la musique et les différents univers sonores qui ont jalonné sa vie.

D’une durée d’une heure environ, chaque concert propose un mélange d’œuvres originales ou de transcriptions, pour des formations vocales et instrumentales diverses, du piano au basson : tous les sons seront à l’honneur. À chaque concert, dans l’esprit des salons de musique, les musiciens parleront des œuvres interprétées.

Cette série de concerts prend place dans le cadre magique du jardin de la Maison de Jean Cocteau. Entre les murs de la Maison et de sa dépendance, cernés par la verdure et les fleurs, les amateurs des musiques du XX° siècle sauront goûter au charme de ces concerts inédits, lorsque la chaleur de l’été commence à tomber. Tous les musiciens qui participent à ces concerts, choisis par le compositeur Marc-Olivier Dupin, interprètent des œuvres qu’ils aiment et qu’ils souhaitent faire partager aux amis de Jean Cocteau.

Les compositeurs contemporains du poète, de sa jeunesse comme de sa maturité, dont certains étaient ses amis, seront joués à Milly. Ainsi, de Reynaldo Hahn à Django Reinhardt, de Francis Poulenc à György Ligeti, il y en aura pour tous les goûts.

Cette année, les Samedis musicaux chez Jean Cocteau accueillent Le Voyage de Babar, avec un récitant et un musicien. Je souhaite que tous les jeunes qui participeront cette année à l’opération Partir en livre, puissent y être présents.

Benoît Solès

Président du GIP


Patrimoine en Poésie : une journée créative à la Maison Jean Cocteau

→ Du jeudi 13 novembre 2025 au jeudi 1 novembre 2035

Dans le cadre de la 10ᵉ édition du concours Patrimoine en Poésie, la Maison Jean Cocteau a accueilli sept jeunes en situation de handicap de l'institut médico-éducatif de Gillevoisin pour une journée riche en découvertes et en créativité.

Au programme : une visite adaptée de la maison animée par l'un de nos médiateurs, une promenade dans le jardin, et un atelier d'écriture d'acrostiches encadré par Chloé Beaudet.

Artiste aux multiples talents – autrice, metteuse en scène, comédienne et poétesse, Chloé Beaudet est intervenue dans le cadre du partenariat avec l'association Culture du Cœur. Nous vous invitons à découvrir les créations poétiques de Warren, Wanyss, Hugo, Christophe, Nolan et Luis, qui ont su, chacun à leur manière, célébrer le patrimoine par les mots.

Expositions

NOUVELLE EXPOSITION TEMPORAIRE : LA CHAPELLE SAINT-BLAISE DES SIMPLES

→ Du samedi 3 mai 2025 au lundi 2 novembre 2026

En 1958, Jean Cocteau accepte, à la demande des élus de Milly-la-Forêt, de décorer la petite chapelle Saint Blaise, située à l'orée du village. Pour cette ancienne chapelle des lépreux, Cocteau s'inspire des plantes médicinales, les Simples, cultivées à Milly : guimauve, belladone, valériane, renoncule, colchique, jusquiame, gentiane et menthe. Ces grandes tiges colorées, du sol à la charpente le long des murs, entourent une scène de la Résurrection du Christ.

Rendant ainsi hommage aux spécialités de Milly, l'artiste réitère une œuvre monumentale, à la suite de celles réalisées avec brio dans le midi de la France. La scène de la Résurrection du Christ attire particulièrement l'attention, par l'idée d'une ascension vers le ciel des âmes, tandis que Cocteau suggère par l’épitaphe gravée sur la pierre tombale du poète, Je reste avec vous, qu'il en est autrement pour son œuvre. Des vitraux, aux motifs géométriques anthropomorphiques, dessinés par Cocteau et réalisés par un maître verrier allemand, complètent l’ensemble.

La chapelle ouvrira ses portes au public en juin, après une restauration complète des peintures.

Commissariat : GIP Maison Jean Cocteau, Muriel Genthon et Céline Delamotte

Scénographie : Frédéric Beauclair

Art contemporain

Installation des œuvres de Michel Charpentier dans le jardin de la Maison Jean Cocteau

→ Du jeudi 17 avril 2025 au vendredi 1 janvier 2055

À partir du 3 mai 2025, deux sculptures de Michel Charpentier (1927-2023), issues de la collection du FRAC (Fonds régional d’art contemporain) d’Ile-de-France, seront présentées dans le jardin de la Maison Jean Cocteau de Milly-la-Forêt.

En écho à l’exposition proposée par le FRAC, Berserk et Pyrrhia, sur les liens entre art contemporain et art médiéval, qui sera présentée dans les deux lieux du FRAC et dans douze lieux hors les murs, la Maison Jean Cocteau installe les deux Vierges d’Ile-de-France, œuvres de Michel Charpentier, dans le jardin face à l’entrée.

À première vue, ces deux Vierges à l’enfant peuvent étonner par leur allure grotesque et quelque peu décrépie. Pour Michel Charpentier, adepte de ces sculptures de plein air en ciment gris, grandeur nature, elles sont le reflet d’une humanité souffrante, comme le sont ses Cantatrices à la bouche grande ouverte. En référence aux statues des cathédrales d’Ile-de-France, ces Vierges à l’enfant - sud et nord, comme si elles avaient été placées devant chacun des portails des églises- font partie de l’histoire de la Région, une histoire que le sculpteur teinte d’humour et de dérision. Elles auront pour toile de fond les murs du vieux château qui jouxte le jardin, faisant ainsi le lien entre les statues des cathédrales et l’origine médiévale du château. Mais ce Moyen-Âge est bel et bien réinventé. Charpentier et Cocteau se connaissaient : c’est à Rome, alors que Michel Charpentier était pensionnaire de la Villa Médicis, que Jean Cocteau remarqua ses sculptures si étranges. « C’est formidable ! Il faut aider ce jeune homme ! » dit le poète, touché par cette vision d’une humanité souffrante, imprégnée de sacré. Une vision qui, indubitablement, les rapproche.

Biographie de Michel CHARPENTIER (6 septembre 1927 à Auvers sur Oise - 2 juillet 2023 à Cavaillon).
Premier grand prix de Rome en médaille
Pensionnaire de l'académie de France, Villa Médicis de 1951 à 1955. C’est à Rome qu’il rencontre Jean Cocteau
Prix Malraux de la biennale de Paris 1963
Exposition au musée d'art moderne de Paris en 1965
À partir de 1967, membre du comité directeur du Salon de Mai
Professeur, chef d'atelier de sculpture à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, de 1973 à 1991
Exposition rétrospective en 1991 à l'Ecole des Beaux-Arts
Aménagement de son Bois de sculptures, un espace paysager et jardin initiatique, à Vallangoujard, dans le Val d'Oise, de 1994 à 2002
Grand prix Simone et Cino Del Duca, en 2007
Ouverture au public en 2019 du Jardin de sculptures Michel CHARPENTIER, une installation pérenne de 25 œuvres, à Valmondois, Val d'Oise
Ouverture au public en 2022 de l'Espace Michel CHARPENTIER, une installation pérenne d'une vingtaine d'œuvres, en plein air, au chevet de l'abbatiale Saint-Yved, à Braine, Aisne.

Naître à Auvers sur Oise doit vraisemblablement constituer ce que l’on appelle des auspices favorables. Mais beaucoup de personnes sont nées à Auvers-sur-Oise sans devenir artiste peintre ou sculpteur. Avoir un grand-père qui a rencontré Van Gogh peut être considéré comme un signe supérieur du destin. Mais, là encore, tous ceux dont le grand-père a connu Van Gogh ne sont pas devenus nécessairement peintres ou sculpteurs. Il faut donc envisager que Michel Charpentier, qui répond aux deux critères précédents, ait d’autres bonnes raisons qui l’ont poussé à devenir sculpteur.

L’homme parle de son travail avec une grande simplicité, avec une sorte d’étonnement permanent face à ce mystère.
« Qu’est-ce que c’est au fond la sculpture ? c’est du rêve à l’état solide ! » confie-t-il en souriant. Pour lui, la sculpture, c’est ce que l’on ne peut pas dire ou écrire, c’est finalement assez secret. Michel Charpentier, à la manière d’un acteur, pense qu’il doit « entrer dans la peau du personnage. » Cette peau prend une importance décisive dans ses sculptures. Peaux plissées, gonflées, tordues, formes déformées, participent à une vision grotesque mais non dénuée d’humanité.

Sa technique de ciment travaillé sur une armature métallique offre un champ de travail souple, vivant dont l’humour n’est pas absent. Il suffit de voir ses cantatrices pour s’en convaincre immédiatement. Michel Charpentier nous propose une humanité qui balance entre tragédie et comédie, et le discours qu’il tient m’apparaît comme plus indulgent que l’image qu’il nous renvoie de ce monde.