Les Samedis Musicaux - © DR

Les déambulations théâtrales de Samuel Meyer - © DR

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Le Bar à Lectures de la Compagnie Les Ecriés - © DR

Programmation

Actualité

Les samedis musicaux chez Jean Cocteau

→ Du samedi 13 juin 2026 au samedi 19 septembre 2026 | 18h

En 2026, du 13 juin au 19 septembre, la Maison présentera son nouveau cycle de huit concerts, programmes originaux de grande qualité, créés pour le lieu, interprétés par des musiciens exigeants, et qui s’adressent à tous les publics. Chaque concert, d’une heure environ, à 18 H le samedi, permettra de découvrir de nouveaux répertoires, montrant s’il en était besoin l’éclectisme de Cocteau et sa passion pour les multiples formes de l’art de son temps, du jazz à Reynaldo Hahn. Des œuvres parfois peu connues seront remises à l’honneur par Marc-Olivier Dupin, auquel on doit cette année encore ce programme de la saison. Elles seront interprétées par des musiciens qui auront à cœur d’expliquer leur choix, le rôle qu’a joué Cocteau, les écrits qu’il nous a livré. Cette année, trente musiciens seront accueillis dans ces « salons de musique ».

J’espère qu’en 2026, vous serez nombreux pour profiter de ces moments de bonheur.

Benoît Solès

Président du GIP Maison Jean Cocteau

Proust et Cocteau – Les Samedis musicaux chez Jean Cocteau

→ Le samedi 13 juin 2026 | 18h

Pour ouvrir ce nouveau cycle de concerts, Rachel Koblyakov, violon, et Orlando Bass, piano, joueront des œuvres de Reynaldo Hahn, César Franck et Guillaume Lekeu.

Carnaval des Animaux – Les Samedis musicaux chez Jean Cocteau

→ Le samedi 20 juin 2026 | 18h

Deuxième rendez-vous de la saison : Benoît Marchand, comédien, Alice Caubit, clarinette,
Agnès Vesterman, violoncelle et Violaine Debever, piano joueront des œuvres de Claude Debussy
et Camille Saint-Saëns ainsi que Francis Blanche.

Femmes compositrices – Les Samedis musicaux chez Jean Cocteau

→ Le samedi 4 juillet 2026 | 18h

Pour ce troisième concert, la flûte de Perrine Chapoutot et le piano d'Ayaka Matsuda subliment les voix de Germaine Tailleferre, Mel Bonis et Lili Boulanger.

Jazz en Clair Obscur – Les Samedis musicaux chez Jean Cocteau

→ Le samedi 11 juillet 2026 | 18h

Pour ce quatrième concert, Rémi Fox au saxophone, Jean-Paul Céléa à la contrebasse et Hervé Sellin au piano joueront des œuvres d’Érik Satie et Édith Piaf.

Les voix humaines – Les Samedis musicaux chez Jean Cocteau

→ Le samedi 29 août 2026 | 18h

Cinquième concert : le chœur Les Discours, dirigé par Denis Comtet, fait entrer les voix du Groupe des Six dans le jardin de la Maison.

Le salon de Cocteau – Les Samedis musicaux chez Jean Cocteau

→ Le samedi 5 septembre 2026 | 18h

Sixième concert de la saison : Arthur Decaris au violon, Anna Sypniewski à l'alto et Florian Pons au violoncelle reconstituent, le temps d'un après-midi, le salon de Cocteau — avec Milhaud, Honegger, Tailleferre et Poulenc pour invités.

Bach ou les mathématiques sentimentales – Les Samedis musicaux chez Jean Cocteau

→ Le samedi 12 septembre 2026 | 18h

Pour l'avant-dernier rendez-vous, les instrumentistes à cordes de l'Orchestre national d'Île-de-France joueront plusieurs œuvres de Jean-Sébastien Bach dans le jardin de la maison.

Passion pour Wagner – Les Samedis musicaux chez Jean Cocteau

→ Le samedi 19 septembre 2026 | 18h

Pour clore la saison, la soprano Marion Tassou et Jamal Moqadem, pianiste, convoquent Wagner, Nietzsche et Liszt — trois passions qui se répondent.

Expositions

Exposition temporaire : La chapelle Saint-Blaise des Simples

→ Du samedi 3 mai 2025 au lundi 2 novembre 2026

En 1958, Jean Cocteau accepte, à la demande des élus de Milly-la-Forêt, de décorer la petite chapelle Saint Blaise, située à l'orée du village. Pour cette ancienne chapelle des lépreux, Cocteau s'inspire des plantes médicinales, les Simples, cultivées à Milly : guimauve, belladone, valériane, renoncule, colchique, jusquiame, gentiane et menthe. Ces grandes tiges colorées, du sol à la charpente le long des murs, entourent une scène de la Résurrection du Christ.

Rendant ainsi hommage aux spécialités de Milly, l'artiste réitère une œuvre monumentale, à la suite de celles réalisées avec brio dans le midi de la France. La scène de la Résurrection du Christ attire particulièrement l'attention, par l'idée d'une ascension vers le ciel des âmes, tandis que Cocteau suggère par l’épitaphe gravée sur la pierre tombale du poète, Je reste avec vous, qu'il en est autrement pour son œuvre. Des vitraux, aux motifs géométriques anthropomorphiques, dessinés par Cocteau et réalisés par un maître verrier allemand, complètent l’ensemble.

La chapelle ouvrira ses portes au public en juin, après une restauration complète des peintures.

Commissariat : GIP Maison Jean Cocteau, Muriel Genthon et Céline Delamotte

Scénographie : Frédéric Beauclair

Nouvelle exposition temporaire : Colette, une grande sœur

→ Du samedi 18 avril 2026 au dimanche 31 octobre 2027

Le 18 avril prochain s’ouvre à la Maison Jean Cocteau de Milly-la-Forêt, une exposition : Colette, une grande sœur

Des années 1900 à la mort de Colette, en 1954, Jean Cocteau et Colette ont entretenu une relation d’amitié et de complicité artistique et intellectuelle tout à fait singulière. Entre la terrienne et le funambule, comment imaginer qu’une telle amitié ait pu exister ?

L'exposition Colette, une grande sœur est l’occasion d’en découvrir les multiples facettes. Elle débute par l’évocation de leur première rencontre au Palais de Glace des Champs-Élysées en 1903, lorsque Cocteau, jeune adolescent, découvre une Colette en tenue de cycliste, adepte des loisirs et des lieux parisiens de Belle Époque. Avant d’en être l’ami et le complice, Cocteau est fasciné par une jeune femme qui s’affranchit des conventions sociales et exerce sa liberté, quitte à provoquer le scandale. Puis, dans les années 30, leur proximité se renforce, lorsque Colette devient une écrivaine désormais reconnue Grâce à leur voisinage du Palais-Royal à Paris, leur amitié se fortifie par de fréquentes visites, des promenades dans ce jardin « pour adultes », des échanges de lettres affectueuses. Observant le déclin de son aînée, Cocteau devient pendant les dernières années de Colette une présence attentive et aimante, tandis qu’elle reconnaît en Cocteau le poète qui ose tout.

Un catalogue accompagne cette exposition, et permet, grâce aux contributions de deux universitaires, Nicole Ferrier-Caverivière et David Gullentops, de mieux appréhender ce qui rapproche et ce qui fascine ces deux monstres sacrés.

L’exposition présente des dessins, des photographies, des lettres, des citations, qui, au fil des années, témoignent de cette amitié. Au centre du dispositif, seront présentés le Portrait de Colette au charbon et à la farine, exceptionnellement prêté par le Musée national d’art moderne (Centre Pompidou), et l’extrait du documentaire de Yannick Bellon où nos deux compères devisent de tout et de rien.

Exposition présentée du 18 avril au 1er novembre. Ouverture du jeudi au dimanche, de 11 H à 18 H. La visite de l’exposition est intégrée à la visite de la Maison, accompagnée d’un médiateur.

Réservation conseillée.

Art contemporain

Installation des œuvres de Michel Charpentier dans le jardin de la Maison Jean Cocteau

→ Du jeudi 17 avril 2025 au vendredi 1 janvier 2055

À partir du 3 mai 2025, deux sculptures de Michel Charpentier (1927-2023), issues de la collection du FRAC (Fonds régional d’art contemporain) d’Ile-de-France, seront présentées dans le jardin de la Maison Jean Cocteau de Milly-la-Forêt.

En écho à l’exposition proposée par le FRAC, Berserk et Pyrrhia, sur les liens entre art contemporain et art médiéval, qui sera présentée dans les deux lieux du FRAC et dans douze lieux hors les murs, la Maison Jean Cocteau installe les deux Vierges d’Ile-de-France, œuvres de Michel Charpentier, dans le jardin face à l’entrée.

À première vue, ces deux Vierges à l’enfant peuvent étonner par leur allure grotesque et quelque peu décrépie. Pour Michel Charpentier, adepte de ces sculptures de plein air en ciment gris, grandeur nature, elles sont le reflet d’une humanité souffrante, comme le sont ses Cantatrices à la bouche grande ouverte. En référence aux statues des cathédrales d’Ile-de-France, ces Vierges à l’enfant - sud et nord, comme si elles avaient été placées devant chacun des portails des églises- font partie de l’histoire de la Région, une histoire que le sculpteur teinte d’humour et de dérision. Elles auront pour toile de fond les murs du vieux château qui jouxte le jardin, faisant ainsi le lien entre les statues des cathédrales et l’origine médiévale du château. Mais ce Moyen-Âge est bel et bien réinventé. Charpentier et Cocteau se connaissaient : c’est à Rome, alors que Michel Charpentier était pensionnaire de la Villa Médicis, que Jean Cocteau remarqua ses sculptures si étranges. « C’est formidable ! Il faut aider ce jeune homme ! » dit le poète, touché par cette vision d’une humanité souffrante, imprégnée de sacré. Une vision qui, indubitablement, les rapproche.

Biographie de Michel CHARPENTIER (6 septembre 1927 à Auvers sur Oise - 2 juillet 2023 à Cavaillon).
Premier grand prix de Rome en médaille
Pensionnaire de l'académie de France, Villa Médicis de 1951 à 1955. C’est à Rome qu’il rencontre Jean Cocteau
Prix Malraux de la biennale de Paris 1963
Exposition au musée d'art moderne de Paris en 1965
À partir de 1967, membre du comité directeur du Salon de Mai
Professeur, chef d'atelier de sculpture à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, de 1973 à 1991
Exposition rétrospective en 1991 à l'Ecole des Beaux-Arts
Aménagement de son Bois de sculptures, un espace paysager et jardin initiatique, à Vallangoujard, dans le Val d'Oise, de 1994 à 2002
Grand prix Simone et Cino Del Duca, en 2007
Ouverture au public en 2019 du Jardin de sculptures Michel CHARPENTIER, une installation pérenne de 25 œuvres, à Valmondois, Val d'Oise
Ouverture au public en 2022 de l'Espace Michel CHARPENTIER, une installation pérenne d'une vingtaine d'œuvres, en plein air, au chevet de l'abbatiale Saint-Yved, à Braine, Aisne.

Naître à Auvers sur Oise doit vraisemblablement constituer ce que l’on appelle des auspices favorables. Mais beaucoup de personnes sont nées à Auvers-sur-Oise sans devenir artiste peintre ou sculpteur. Avoir un grand-père qui a rencontré Van Gogh peut être considéré comme un signe supérieur du destin. Mais, là encore, tous ceux dont le grand-père a connu Van Gogh ne sont pas devenus nécessairement peintres ou sculpteurs. Il faut donc envisager que Michel Charpentier, qui répond aux deux critères précédents, ait d’autres bonnes raisons qui l’ont poussé à devenir sculpteur.

L’homme parle de son travail avec une grande simplicité, avec une sorte d’étonnement permanent face à ce mystère.
« Qu’est-ce que c’est au fond la sculpture ? c’est du rêve à l’état solide ! » confie-t-il en souriant. Pour lui, la sculpture, c’est ce que l’on ne peut pas dire ou écrire, c’est finalement assez secret. Michel Charpentier, à la manière d’un acteur, pense qu’il doit « entrer dans la peau du personnage. » Cette peau prend une importance décisive dans ses sculptures. Peaux plissées, gonflées, tordues, formes déformées, participent à une vision grotesque mais non dénuée d’humanité.

Sa technique de ciment travaillé sur une armature métallique offre un champ de travail souple, vivant dont l’humour n’est pas absent. Il suffit de voir ses cantatrices pour s’en convaincre immédiatement. Michel Charpentier nous propose une humanité qui balance entre tragédie et comédie, et le discours qu’il tient m’apparaît comme plus indulgent que l’image qu’il nous renvoie de ce monde.